Paloma Laudet - Go for chance
     

Paloma Laudet - Go for chance

Comme tous les après-midi, Mohammed un soudanais de 17 ans, prend le bus pour rejoindre la zone de l’Eurotunnel. « I go for chance » est une expression que les réfugiés utilisent lorsqu’ils vont errer sur les parkings à la recherche d’un véhicule pour traverser le détroit.

À Calais, depuis le démantèlement de la « grande jungle » en 2016, les camps de réfugiés se sont multipliés dans la zone industrielle des Dunes. D’après l’association « Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants » (SALAM), ils seraient 1000 migrants à vivre dans ces camps. Afghans, Érythréens, Soudanais, Somaliens, Iraniens, Syriens, ils ont dû fuir leur pays pour des raisons économiques, politiques ou à cause de la guerre.

La politique de la ville de Calais est de rendre l’installation des réfugiés la plus difficile possible. Les terrains où s’établissent les camps sont grillagés et régulièrement évacués. Leur vie à Calais est rythmée par le passage des associations humanitaires, le démantèlent des camps et leurs tentatives désespérées de passage en Angleterre.

Rallier l’Angleterre à tout prix, dans l’espoir d’y démarrer une nouvelle vie. Étant pour la plupart anglophones, ils espèrent pouvoir y trouver un travail et avec le soutien de leurs communautés pouvoir s’intégrer plus facilement qu’en France.

La dernière étape d’un long périple qui ne se termine jamais vraiment.

Travail réalisé à Calais, en mars et juin 2020.

Les prénoms avec * ont été modifiés.